Mauvaise semaine pour le Groupe Renault qui a annoncé l’arrêt de ses programmes sportifs en WEC (Alpine) et en W2RC (Dacia). Néanmoins, malgré ses annonces successives, l’usine de Viry-Châtillon est sauvée… du moins pour le moment !
Viry-Châtillon, l’usine est sauvée mais l’avenir ne s’annonce pas radieux.
Depuis plus d’un demi-siècle, l’usine de Viry-Châtillon incarne l’excellence française en matière de motorisation en compétition automobile. Implanté en Essonne, ce site stratégique du groupe Renault emploie près de 350 personnes. Chaque année, plus de 200 moteurs y sont conçus et assemblés pour les programmes de la marque en endurance, en rallye, en rallye-raid et jusqu’à l’an passé, en Formule 1. Un savoir-faire qui contribue depuis des décennies au rayonnement international du Groupe.
La fin des moteurs Renault F1 a planté le premier clou dans le cercueil de l’usine de Viry-Châtillon. Puis, l’avenir du site s’est récemment assombri. Les annonces successives de l’arrêt du programme Dacia en W2RC et d’Alpine en Championnat du monde d’Endurance (WEC) à la fin 2026 a fait naître de vives inquiétudes. Malgré une victoire au Dakar il y a quelques semaines, Dacia ne continuera pas au delà de la saison 2026 du Championnat du monde des rallyes tout-terrain (W2RC). Même chose pour Alpine en Endurance et ce malgré quelques résultats prometteurs obtenus ces derniers mois.
Face à cette incertitude, les salariés se sont mobilisés avec détermination pour défendre l’avenir du site. C’est aussi le cas des élus locaux qui, via les réseaux sociaux notamment, ont souhaité interpeler le plus grand nombre. Ce succès collectif témoigne de l’attachement du territoire à son héritage industriel et à son savoir-faire technologique.
Désormais, l’usine devient « Alpine Tech ». Celle-ci va « poursuivre sa transformation en mettant l’accent sur l’innovation au service de Renault Group et de la marque Alpine. » Pour le moment, il n’est pas certain que tous les emplois soient conservés. Cependant, la victoire actuelle laisse entre-apercevoir un peu d’espoir. Malgré tout, l’avenir n’est pas serein ni radieux. D’ailleurs, Michel Lepretre (président du Grand Orly Seine Bièvre), « appelle à la réunion rapide d’un comité de pilotage, associant le maire de Viry-Châtillon, les élus du territoire, les représentants de l’État et la direction du groupe Renault, afin de définir les perspectives d’avenir d’Alpine Tech et de consolider durablement sa place au sein du tissu industriel français. »
Article publié le 14/02/2026 à 06h35




