L’un des objets d’art, de photographie et de collection les plus exclusifs de la planète vient de franchir un nouveau cap symbolique. Dévoilée officiellement aujourd’hui au cœur de la capitale indienne, la 53ᵉ édition du mythique Calendrier Pirelli met à l’honneur la richesse, les contrastes et l’élégance de l’Inde.
Pour retranscrire la complexité d’une nation façonnée par des rituels millénaires et portée par un élan créatif contemporain, la firme transalpine a fait le choix inédit de réunir trois regards artistiques d’exception au sein d’un coffret de collection scindé en deux univers.
Un dialogue photographique entre passé, présent et transmission familiale
Cette édition 2027 s’impose comme l’une des plus poignantes de l’histoire du « Cal ». Le projet associe la vision du photographe norvégien Sølve Sundsbø — déjà artisan du millésime 2026 —, celle du maître incontesté de la photographie indienne Raghu Rai, disparu en avril 2026 à l’âge de 83 ans, et celle de sa fille Avani Rai, qui a repris le flambeau pour prolonger l’œuvre de son père.
Sølve Sundsbø :
« Fermez les yeux et pensez à l’Inde. Que voyez-vous ? Une couleur, un visage, une rue animée, un paysage ou un rituel ? L’Inde n’est jamais une seule et même chose. C’est un territoire où coexistent différentes époques et où l’ancien rejoint le contemporain. Je ne pouvais pas prétendre représenter ce pays dans toute sa complexité à moi seul. J’ai laissé à Raghu et Avani le soin de capter l’essence profonde de leur terre, pour me concentrer de mon côté sur des portraits de femmes extraordinaires, en jouant avec les couleurs, les matières et les contrastes. »
Des ruelles du Vieux Delhi aux gratte-ciel de Mumbai : la mémoire vivante de Raghu et Avani Rai
Grand témoin de la vie indienne pendant plus de soixante ans, Raghu Rai avait imaginé croiser ses archives historiques avec des visages de l’Inde contemporaine. Après son décès au printemps 2026, sa fille Avani a choisi d’amener ce travail d’archives au-delà du studio en investissant directement l’espace public.
Plutôt que de figer les clichés de son père dans une rétrospective classique, Avani s’est rendue sur les lieux mêmes des prises de vue originales — du Vieux Delhi jusqu’à Mumbai. En replaçant les photographies d’époque au cœur du décor d’aujourd’hui, elle a capturé la superposition des époques. Plus de 130 personnes de tous horizons — artisans, danseurs, mais aussi sa propre mère et la star du cinéma indien Ranveer Singh — viennent ainsi prolonger l’histoire autour des images de son père.
Avani Rai :
« Mon père appartenait à la rue. C’est pourquoi j’ai emmené son travail auprès des gens qu’il a photographiés toute sa vie. Je me tiens physiquement et spirituellement derrière lui pour cadrer à la fois son regard et la réalité qui entoure ses images 30 ou 40 ans plus tard. Le passé continuera toujours d’exister dans le présent. »
Un casting d’exception immortalisé au Rajasthan
En parallèle du travail documentaire d’Avani Rai, Sølve Sundsbø a posé son objectif dans des décors somptueux au Rajasthan, entre le majestueux fort de Jaigarh à Jaipur et le cadre intemporel d’Ajabgarh. Il y signe neuf portraits majeurs de femmes qui incarnent le rayonnement culturel et artistique de l’Inde moderne :
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Aditi Rao Hydari et Avantika Vandanapu (actrices)
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Freida Pinto (actrice et productrice)
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Anoushka Shankar (musicienne et compositrice)
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Rupi Kaur (poétesse et performeuse)
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Lakshmi Menon et Bhavitha Mandava (mannequins)
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Padma Lakshmi (auteure et animatrice)
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Avani Rai elle-même, passant d’auteure à modèle devant l’objectif de Sundsbø.
Un coffret collector de 36 œuvres d’art
Présenté sous la forme d’un coffret luxueux scindé en deux compartiments distincts, le Calendrier Pirelli 2027 réunit au total 36 photographies : 18 créations signées Sølve Sundsbø et 18 compositions nées de la symbiose entre Raghu et Avani Rai. Une œuvre collector rare qui célèbre la beauté de l’Inde, à la croisée de l’héritage artistique et de la haute couture.
Article publié le 24/10/2026 à 5h38




