A l’heure ou les sports mécaniques coûtent de plus en plus cher, se refusant ainsi aux meilleurs pilotes ne disposant pas de soutiens financier, une alternative existe, assez méconnue. En effet, les compétitions de motos ou de voitures version miniatures et RC font le bonheur de nombreux pilotes, de tous âges. D’ailleurs, le champion d’Europe n’est âgé que de 14 ans. Et évidemment, niveau budget, aucune comparaison n’est possible avec le sport auto/moto classique. Sans compter que les risques d’accidents graves sont, ici, pour le moins nuls.
FFVRC, fédération délégataire du ministère des Sports, au coeur de la compétition !
Un sport mécanique peu connu, où l’on pilote sans monter à bord, où la stratégie prime sur la vitesse, et où l’on peut devenir champion d’Europe à 14 ans, pour un coût bien inférieur à celui d’un kart. Cela existe, mais reste méconnu.
Depuis 50 ans, la voiture radiocommandée s’ébat en marge des circuits médiatisés. Organisée, compétitive, fédérée, elle rassemble des milliers de licenciés, un réseau de clubs solide, des compétitions régionales, nationales, européennes et mondiales, et une fédération reconnue par l’État : la FFVRC, délégataire du ministère des Sports depuis 2021. Ce n’est pas un hobby, mais un sport technique, exigeant et codifié.
En 2025, avec une nouvelle gouvernance, la FFVRC veut sortir de l’ombre médiatique pour révéler un sport riche, mêlant mécanique, électronique, stratégie et compétition. C’est une discipline accessible, intergénérationnelle et profondément captivante.
Une discipline à part, derrière des miniatures
Une voiture de 3 kg atteignant 80 km/h, contrôlée à distance par un pilote concentré sur chaque trajectoire. Des courses où chaque virage se joue au dixième de seconde, organisées avec la même rigueur que le sport automobile traditionnel. La FFVRC rassemble des pratiquants dès 8 ans, jusqu’à 70 ans, en famille ou entre amis. Elle offre de nombreuses disciplines : tout-terrain, piste, électrique ou thermique, encadrées par un organisme officiel.
Une fédération avec 50 ans d’histoire et un besoin crucial de reconnaissance
Créée en 1974 sous le nom de FFMARC, la fédération a évolué pour devenir FFVRC en 2012. Elle bénéficie d’un réseau dense, d’un partenariat avec la FFSA, et d’un agrément officiel depuis 2021. Pourtant, son principal défi reste sa faible visibilité médiatique, la confinant à un cercle d’
Un sport abordable, mais exigeant
Contrairement à l’idée reçue, la voiture RC est un sport accessible financièrement. Comparée au kart ou à la course automobile, elle demande un investissement raisonnable. Son matériel standardisé, ses clubs locaux et ses formations en font une pratique éducative, où l’on apprend à régler un moteur, lire une piste, élaborer une stratégie. C’est aussi une école de mécanique et de tactique, ouverte à tous.
Sports Mécaniques version RC : Une communauté structurée
Les clubs, répartis sur tout le territoire, assurent l’encadrement et l’organisation d’événements. La fédération accompagne ces structures, favorise l’intégration de nouveaux pratiquants, et veille à la formation des arbitres. Les compétitions, à tous les niveaux, sont régies par des règles claires, avec une volonté de professionnaliser la pratique tout en la rendant accessible.
Une discipline qui coche toutes les cases
Ce sport répond aux exigences modernes : accessible, intergénérationnel, technologique, inclusif, encadré par une fédération reconnue. Toutefois, sa médiatisation reste un enjeu majeur.
2025 : un tournant décisif
Ce début d’année marque un tournant pour la FFVRC, avec une analyse précise de la situation. La fédération reconnaît que son image ne reflète pas la richesse de la discipline ni la diversité de ses pratiquants. La réponse est immédiate : un plan stratégique ambitieux pour faire rayonner cette pratique et la rendre visible.
Les priorités ? Augmenter le nombre de licenciés, notamment chez les jeunes, en s’appuyant sur leurs familles et leur entourage ; intensifier la médiatisation par des actions de communication, des démonstrations publiques, des contenus pédagogiques et une présence accrue sur les réseaux sociaux ; enfin, attirer davantage de femmes et de profils issus de milieux variés en valorisant l’inclusion, la convivialité et les initiatives locales.
Article publié le 18/01/2026 à 6h00





