De sortie dès aujourd’hui, mercredi 29 avril 2026, sur PC, PlayStation 5, Xbox Series et Nintendo Switch, le dernier opus de la série MotoGP a récemment été mis à l’épreuve dans nos laboratoires. Pour cette session, c’est la version PS5 que Milestone nous a aimablement confiée, permettant d’évaluer en détail ses innovations et ses améliorations. Comme pour chaque nouvelle édition, les changements restent subtils, mais ils suffisent à faire ressentir une évolution progressive vers une simulation toujours plus fidèle à la réalité. Après tout, certains grands noms du jeu vidéo, comme FIFA devenu FC, ont adopté cette démarche depuis longtemps sans s’attirer les foudres des joueurs, en quête de technique pointue.
From reworked physics to ground-breaking features, go behind the visor in our #MotoGP26 Deep Dive. https://t.co/WHvhM8KZgv pic.twitter.com/BvBlMYQCHZ
— Milestone (@MilestoneItaly) April 21, 2026
MotoGP 26 : Une révolution en douceur côté gameplay
Le véritable tournant de cette année réside dans la refonte du gameplay. La physique s’oriente désormais vers une approche plus organique, où le pilote devient acteur principal, influençant directement la conduite de sa machine. Concrètement, cela signifie que votre façon de vous positionner, de freiner ou d’accélérer influence la tenue de route, ce qui n’était pas le cas auparavant. Le résultat est saisissant : le jeu offre une précision inédite, laissant derrière l’impression d’être simplement guidé dans des virages, pour une sensation d’immersion renforcée.
De plus, les animations ont été retravaillées, intégrant des gestes et des mouvements plus naturels, accentuant encore davantage la sensation de réalisme. Que ce soit lors des freinages ou dans la gestion du train avant, MotoGP 26 se rapproche considérablement de la réalité, tout en conservant cette dimension ludique qui fait tout son charme.
« Dynamic Rider Ratings » : un système de classement basé sur la réalité
Une nouveauté notable est le système « Dynamic Rider Ratings », qui évalue en permanence les performances des pilotes officiels, en se basant sur leurs résultats réels en championnat. Ce système tient compte du chrono, du rythme de course, des duels et de la constance, permettant d’ajuster les niveaux de compétences et d’offrir un challenge toujours pertinent.
Ce mécanisme enrichit la durée de vie du jeu, en proposant une expérience plus authentique, notamment grâce à la modélisation détaillée des visages et des animations, plus fluides et réalistes.
L’intelligence artificielle : plus humaine et imprévisible
Sur la piste, les adversaires IA ont été peaufinés pour offrir une expérience plus crédible. Un pilote trop agressif vous attaquera à la moindre occasion, tandis que les autres concurrents, en dehors de votre champ d’action, ne se contentent pas de suivre passivement : ils tentent leurs propres stratégies, commettent des erreurs et se battent comme de vrais pilotes. Le sentiment d’affronter de véritables humains est donc clairement renforcé.
Cependant, il faut noter que, malgré cette avancée, l’IA montre encore quelques faiblesses : lors de contacts, les pilotes contrôlés par l’ordinateur restent souvent victimes de chutes, ce qui peut déséquilibrer la course. Si vous pouvez facilement provoquer des collisions pour éliminer un rival gênant, celui-ci a parfois tendance à rester au sol plus souvent que vous ne le souhaitez, ce qui peut perturber la compétition. Néanmoins, leur comportement reste généralement crédible, imprévisible d’un tour à l’autre.
Mode carrière : un nouvel élan de profondeur
Du côté du mode carrière, les nouveautés sont appréciables. Désormais, vous pouvez débuter votre aventure en choisissant un pilote officiel ou un personnage créé de toutes pièces, avec la possibilité d’incarner des stars comme Zarco, Quartararo, Bagnaia ou Vinalès, dès la catégorie Moto3. Vous pouvez aussi commencer directement en Moto2 ou en MotoGP, selon votre ambition.
Le système de management vous offre une gestion plus précise des contrats et des transferts, avec une condition essentielle : de bons résultats en Moto2 ne suffisent pas à accéder directement en MotoGP. Il faut aussi faire preuve de constance et de performances remarquables pour grimper dans la hiérarchie.
Par ailleurs, les échanges avec la presse deviennent également plus riches, avec des questions qui influencent directement votre parcours. Vos réponses peuvent impacter la dynamique de votre équipe, la naissance de rivalités, ou encore la pression des ingénieurs. Si certains préfèrent une gestion plus simple, d’autres pourront se plonger dans le détail technique, en choisissant leurs réponses avec soin.
Des nouveautés pour enrichir l’expérience
Au-delà du mode carrière, plusieurs petits ajouts viennent étoffer l’expérience. La collection de cartes à collectionner, par exemple, fait son apparition, avec des sachets à ouvrir pour découvrir des images de pilotes ou d’écuries, dans un style Panini. Ce bonus n’est pas révolutionnaire, mais il ravira sans doute les fans de collection.
Côté course, un nouveau tracé vient agrémenter le calendrier : Canterbury Park, en Angleterre, un circuit exigeant et technique. En plus, un tout nouveau mode de jeu, baptisé « motos de série », permet de participer à des courses mono-marque avec des motos du championnat officiel, y compris en Moto2 et Moto3.
MotoGP 26 : La formule ultime pour les puristes !
En conclusion, si Milestone reste discret sur le contenu additionnel cette année, l’essentiel est ailleurs : l’amélioration du réalisme et de l’immersion. La physique repensée, la finesse des animations, et la gestion précise des courses rendent cet opus particulièrement séduisant pour les amateurs de simulation.
Même si le contenu reste modeste par rapport à certaines attentes, la qualité globale est au rendez-vous. La possibilité de jouer en multi, en ligne ou en split-screen, ajoute encore à l’intérêt global. Un incontournable si vous vivez MotoGP tous les jours, devant les retransmissions et/ou votre console !
Notre note : 16,5/20
Les points forts :
La physique pilotée par les mouvements du pilote
Le renouveau du mode carrière, plus immersif
La présence du nouveau mode « motos de série »
La possibilité de débuter avec un vrai pilote, dès la création
Une réalisation visuelle plus soignée, avec des détails fins
Les points faibles :
Une IA encore parfois trop agressive ou trop vulnérable en cas de contact
Peu d’ajouts majeurs par rapport à MotoGP 25
L’absence de contenu révolutionnaire ou scénarisé
Article publié le 29/04/2026 à 5h45







